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Chapitre 14 de mon roman: « Le fils pris dans les fils… »


Des enfants dans un champ illuminé d’un été déclinant entrent et ressortent des blés, secrets ou offerts, cachés ou perdus avant d’être fauchés par le Temps.

               Un vent léger lèche l’or frémissant et fait danser les épis grillés par la sécheresse.

               La Nature offre le spectacle foisonnant d’un mystère rêche. En froissant les épis, un agriculteur estimerait que la récolte sera bonne, à condition que le soleil se couche enfin, puis il laisserait les particules précieuses mourir sur la terre poussiéreuse.

               Tout est calme hormis des rires d’enfants emportés au loin par la brise.

 

               Ils iront ailleurs.

 

               Peut-être n’est-ce que le souvenir de cet âge d’or et que ces enfants sont depuis longtemps évanouis dans les hautes herbes.

               L’automne s’annonce déjà dans le champ de maïs voisin et présage des cœurs gelés et des corps froids dont la renaissance printanière et la fécondité de l’été ne sont plus que nostalgie.

               Blés, maïs et hautes herbes sont les mers mouvantes aux couleurs changeantes de la fin du jour. Elles immergent les épouvantails dérisoires et désarmés, seuls guides des âmes virginales dans cette ère consumant ses dernières brindilles.

               Les hautes herbes longent un segment inhospitalier et sauvage de la voie ferrée. Accouchée par la végétation bourdonnante et impénétrable, elle meurt au bord d’un lac mordoré par les rejets de l’usine laissée en friches depuis deux décennies.

 

               Abandonnée.

 

               La porte de l’usine est arrachée, ses échardes ont disparu. Elle est remplacée par des planches de bois entrecroisées ou alignées parallèlement, selon une configuration dont la symbolique profonde a dû échapper à ceux qui ont condamné l’accès à ce monstre croulant et moisi.

               J’arrache ces obstacles pourrissants et libère une atmosphère froide, étrange contraste avec la moiteur ambiante. On peut entendre les gouttes croupies rejoignant d’autres gouttes croupies en des flaques croupies.

               La bouche de l’usine a l’haleine chargée de tabac de mon père, celle de notre vie commune misérable, celle du passé.

 

-« Alexandre, Alexandre ! »

J’ouvre les yeux et le visage de mon père se superpose à son haleine. Mes yeux suppléent mes narines et la ride d’inquiétude barrant son front ridé me rappelle à ma condition.

-« Cela fait longtemps que tu es là ? »

Je m’étire avec un malaise grandissant. Craindre la veille inquiète de celui qui m’a toujours veillé avec inquiétude, ou comment se couvrir de ridicule.

Il soupire. Mon père et son rapport au temps, mon père et la diplomatie. Trop mal à l’aise lui aussi pour oser avouer que la chaise a eu largement eu le temps d’incruster ses formes aigues sur ses cuisses et altérer leur circulation sanguine. Il se lève pour les dégourdir.

-« Quelque temps… »

-« Pourquoi ne m’as-tu pas réveillé ? »

-« Tu semblais si calme, je ne voulais pas te voler ces moments, vu ce que tu traverses depuis… »

Il s’interrompt, sentant confusément qu’il ne doit pas achever sa phrase, si tant est qu’il sache comment y parvenir. Je lui facilite les choses, en changeant de conversation, en l’encourageant. Il réprime des sanglots, je vois son abdomen secoué, ses pommettes déjà rougies. Il a besoin de réconfort.

-« C’est toi qui m’a apporté mes chaussures ? »

-« J’ai pensé que malgré l’été tu aies froid aux pied et je ne voulais pas… »

-« Ca va aller papa. Le plus dur est passé. Le médecin m’a dit que tout aller se passer pour le mieux. Arrête de pleurer, dis-je en lui caressant les cheveux et lui massant délicatement les épaules. Je vais mieux, je ne voulais pas mourir, tout ça, c’était de la blague. Le docteur te le dirait : Monsieur Bajtel, votre fils Alexandre ne voulait pas mourir, il appelait au secours, c’était un banal accident… Tu vois, tout va pour le mieux, il dirait ça le médecin. Il sait cela, il voit tous les jours ce genre de choses, n’est-ce pas ? Tu vas aller pour le mieux, ne t’inquiète pas… »

Je mens effrontément et, en repensant à ma pauvre Lola, je sens ma poitrine gonfler, imploser. Je lui ai caressé les cheveux, massé délicatement sa nuque, tout pour que mon père cesse de pleurer.

L’un des médecins que je verrai dans cet hôpital s’amusera lorsque je lui raconterais cette scène et m’expliquera que les proches ont besoin d’être réconforté par le malade comme s’ils espéraient un réconfort de la part de celui pour qui ils souffrent.

   -« Etre la douleur et le remède : n’est-ce pas une vie pleine d’ironie que nous traversons ? » conclura-t-il, les yeux rêveurs et l’air ailleurs son analyse en mâchonnant sa moustache rousse.

De même, de Lumière qui avait empoisonné ma vie en l’espace de quelques mots, m’en avait retiré tout espoir, j’attendais malgré tout le retour. Je ne comprenais pas pourquoi elle tardait tant à réapparaître et à être mon remède. Un médicament, n’est-ce pas après tout un poison bien dosé ?

Mon père aperçoit les deux recueils laissés par mon ange-gardien, s’empare du message, en parcourt les quelques lignes, m’enveloppe d’un regard bienveillant, sourit comme pour lui-même, semble murmurer et se remémorer les mots des deux poètes antiques et récite posément :

-« Qui qu’elle soit, cette Béatrice est une personne habile. Ulysse a finalement regagné son foyer après maintes épreuves. A l’opposé, son adversaire Enée a amené la fondation de Rome sur le souvenir de la gloire de Troie. Virgile, l’auteur de l’Enéide, est le guide de Dante dans sa descente fictive aux Enfers. Et pour Dante, Béatrice est le symbole du parfait amour, le point d’équilibre entre l’Enfer, le Purgatoire et le Paradis. Tu n’as pas abandonné, mon fils. »

   -« J’ai abandonné pourtant… »

   -« Il parle d’un autre. »

   -« C’est de moi dont il est question ! »

   -« Je est un Autre… »

   -« Alors que cet Autre s’occupe de moi ! »

   -« Tu es cet Autre, tu n’es même pas toi… »

   -« Alors, que l’on s’occupe de l’Autre ! »

   -« Tu t’en occupes déjà… »

   -« Comment peux-tu le savoir ? »

   -« Je le sais parce que tu t’occupes de moi. »

Après le départ de Papa et la pierre aiguisée qu’il a innocemment frotté contre ma peau avec ses larmes, j’arpente les couloirs, comptant le nombre de mes pas jusqu’à vingt-six, recommençant à zéro, espérant et craignant rencontrer âme qui vive, allant jusqu’à la salle de garde, hésitant à y entrer, y renonçant, et retournant jusqu’à ma chambre, me laissant tomber sur le lit, me relevant aussitôt, de nouveau prêt à partir en pérégrinations selon l’agencement des couloirs. Absurdité. Je me colle contre le mur adjacent à la salle des infirmières, guettant le moindre bruit qui me ferait détaler négligemment en chat paresseux mais apeuré vers ma chambre, la salle de télévision, la modeste bibliothèque, ou vers le jardin dont l’accès dépend de ceux dont je surveille les signes de vie.

Elle me regarde intensément depuis quelques instants le sourire aux lèvres sans que je l’aie remarquée. Une présence dans mon dos : mon ange-gardien. Je sursaute à contretemps, ma peur arythmique. Elle rit. Elle doit avoir vingt ans de plus que moi, et je donnerais tout pour continuer à l’entendre rire ; et moi, la voyant rire, je pleure enfin : sans larmes, débout face à elle, les bras ballants, reniflant une morve fantôme ; sec et aride comme un été caniculaire, je veux faire l’enfant, me réfugier en son sein fertile, m’endormir dans la fraîcheur vivifiante de son souffle. Je m’approche d’elle pour qu’elle me prenne dans ses bras. En guise de réponse, elle me repousse doucement et m’assène une petite tape sur le nez.

-« Alexandre, cessez de faire l’enfant. Et arrêtez d’errer autour de la salle de garde sans y entrer. Courage ! Si vous voulez quelque chose, avez besoin de quoi que ce soit, dites-le, demandez-le. »

Le charme est rompu, je ravale les larmes qui ne sont jamais venues, les laissant couler sur la surface interne de ma peau, salant les plaies à vif et les rendant plus douloureuses.

-« Ai-je le droit de refuser les visites ? »

-« Pourquoi voulez-vous les refuser ? »

-« Je suis fatigué, j’ai besoin de me reposer… »

Je suis ici pour me reposer, mais je n’arrive plus à me supporter, je désire dormir. Chaque miroir me renvoie le reflet de ma culpabilité, de mon visage vivant, alors que le sien est en proie à la vermine ; chaque personne faisant partie de ma vie d’avant, celle qui fût extérieur à mon enfermement, m’empêche de sombrer, alors que c’est précisément ce dont j’ai besoin, ce que je désire muet : sombrer, ne plus avoir d’espoir.

Ongles serez striés en de sanglantes chutes

Vertigineuses chairs dont la paroi couronne

Vertèbres charriées qui traînent et ronronnent

Sans pouvoir s’abstraire de ces quatre angles bruts

 

Que l’éveil s’étonne de la nuit poitrinaire

Enfant qui chahute cette âme avariée

Dont le souffle tonne en ma carcasse étirée

Brisant sa cahute croissant de lune claire

   -« Réfléchissez encore, laissez passer quelques heures, vous verrez les choses différemment. Les visites ne peuvent pas vous faire de mal. Il y a une vie dehors. Ne la perdez pas de vue. »

-« Dehors, il y a la Mort et ici, il n’y a Rien. »

Ostensiblement, je lui tourne le dos et retourne à mon errance. Cela fera toujours ça de moins pour Béatrice, ange-gardien de chacun ici-bas. Elle se précipite après moi, me rattrape.

-« Et merde pour ses ailes ! Merde pour les hauteurs ! Qu’on me fasse ramper ! »

   -« Je vais vous ouvrir le jardin, ce sera toujours mieux que de rester à hanter les lieux. »

-« Vous voulez vraiment faire le bonheur de tous ? Je n’ai jamais aimé les auréoles. C’est jaune, c’est rond, ça flotte. C’est assez surfait au fond. »

   -« Qu’on me dise que la seule chose enviable est la poussière et qu’on me dise que je la mâcherai jusqu’à la fin… »

Dans les bras de Shiva, à qui je relaterais l’ensemble de ces évènements, je trouverais un peu de repos et ma peau enfin moite, collée à son corps toujours étrangement brûlant, cicatriserait enfin.

-« C’est vraiment arrivé comme cela, mais c’est ignoble ! Tu as tellement du souffrir »

Elle s’insurgerait. Juste le nécessaire. Face à elle, j’oublierais enfin de me nourrir de poussière et recommencerait à croire que mourir n’est pas la seule solution offerte, que Lola aurait pu choisir de vivre, que j’étais jeune. Shiva noierait toute velléité de protestation de ma part par une grêle de baisers, agaçant de frissons de plaisir le bord de mes lèvres. Mais entre mon hospitalisation et Shiva, il me faudra attendre près de six années…Et de Shiva à après, deux ans passeront trop vite…

Placé en contrebas de la butte sur laquelle s’étend l’arbre en fleurs, en une revendication propre à ce lieu de souffrance, contre l’espoir supporté par ces branches fertiles arrogantes, je m’amuse à arracher les brins d’herbe jaunie rescapés du voisinage de l’arbre desséché, timide et grave. Je les grille avec la fraise incandescente de ma cigarette et hume en connaisseur l’odeur de brûlé dégagée par cette destruction infantile gratuite et vaine.

-« Il ne va plus en rester beaucoup si tu continues. »

Un vieux visage couperosé, le nez en patate, la moustache énorme, le crâne recouvert d’un chapeau rouge laissant apparaître un semblant de crâne rasé et des yeux bleu clair intelligents.

   -« Une lueur de conscience dans ce monde au psychisme dévasté ? »

Pris en faute, je m’arrête en plein milieu d’un mouvement ample qui me donne l’air de mimer un ange aux ailes froissées, prenant difficilement son envol. Je ne crois pas aux auréoles, je ne sais sûrement pas voler : j’ai l’air con ; aussi bien pour ce malade que pour moi-même. Mais lui, la voix pâteuse, sûrement sous l’emprise d’un psychotrope, récite sa profession de foi, le credo de la Folie : sans doute un partisan du prosélytisme.

-« Tu vois, je reviens en cet endroit tous les six ou sept mois, j’aime bien qu’il y ait de l’herbe autour de cet arbre. Mais ça fait plus de deux ans que c’est devenu intenable. La terre est plus dure, on a l’impression de poser son cul sur une planche de bois et on ne peut même pas prendre une poignée de cette saloperie ! Et ils osent appeler ça terre ! »

-« Vous n’avez qu’à aller en haut : l’arbre y est vigoureux, il  a de belles feuilles roses et de l’herbe tout autour. Pour un habitué, il vaut mieux choisir le meilleur, n’est-ce pas ? »

L’amorce de ma conciliation est repoussée avec simplicité.

-« Alors pourquoi toi tu n’y vas pas, gros malin ? Je vais te le dire moi. Parce que c’est l’Arbre de Vie en haut ! Et là, c’est l’Arbre de la Connaissance ! Tu sais que tu va crever de toute façon, alors à quoi ça sert d’avoir une belle Vie ? Il vaut mieux s’attacher à la Connaissance même si elle est sèche, même si elle n’est pas avenante… Bouffer de l’Arbre de la Connaissance au jardin d’Eden et bing ! C’est la mort pour Adam et Eve ! Mais c’est plus intéressant que de rester comme un rond de flan devant un bel arbre qui de toute façon ne t’appartiendra jamais ! Tu n’en boufferas jamais, des fruits de cet arbre ! D’ailleurs, je ne sais pas s’il a des fruits… »

Mon père qui parle d’un Autre que je ne connais pas, et à présent, ce type au chapeau rouge qui m’évoque le Paradis perdu. Je dois être mort, ou en passe de l’être, ou bien délirant, ou inconscient. Tout ceci ne semble pas être en accord avec le réel mais se succéder en une fuite insensée.

Je repense à Papa et à son début de barbe blanche, collier de deuil qu’il arbore depuis l’enterrement de Lola en un vague signe de repentance : il allait partir mais voulait me laisser un conseil, une sentence qui me guiderait peut-être dans ces limbes.

-« La Mort n’est pas la fin, mon fils »

-« On ne vaut pas mieux que des pigeons Papa, il n’y a que la profondeur qui change pour nous laisser à l’abri des regards indiscrets. »

-« Tu te rappelles de ça ? »

Il s’est glacé au mot pigeon, violemment ramené aux souvenirs d’enfance de son fils unique. A dix ans, j’avais recueilli un pigeon blessé par l’un des chats qui avait fait leur repère de notre jardin. « Quelle horreur ! » avait hurlé maman de sa voix heurtée de sourde en voyant le volatile que j’avais rapporté à la maison et que je brandissais comme un trophée. Lui aménageant un vieux carton et lui prodiguant de prétendus soins médicaux ainsi qu’une futile affection d’enfant dont il n’avait que foutre, j’avais surveillé l’évolution de la santé de ce crétin de pigeon. Il n’avait rien trouvé de mieux que de mourir au bout de trois jours.

Mon père devait me parler de la mort pour la première fois.

-« C’est le sommeil de la Mort, il est parti au paradis des animaux. Tout meurt Alexandre. »

-« Même moi ? »

   -« Papa, dis non ! Dis non ! Je ne veux pas être comme ce pigeon ! »

-« Même toi, même moi, même maman. Tout meurt… »

-« Ca veut dire qu’on doit être triste lorsque quelqu’un meurt ? »

-« Sauf qu’après, tout le monde va au Paradis et tout le monde est à nouveau heureux. »

-« Alors, on ne doit pas être triste ? »

-« Si, on peut être triste même si c’est un simple pigeon. »

   -« Je suis un pigeon ! »

J’avais enterré dans sa caisse l’animal au fond du jardin sous une couche trop peu épaisse de terre. Sommeil et Mort désormais liés dans mon esprit fragile d’enfant impressionnable, je ne dormis pas la nuit suivante, redoutant de me retrouver aux côtés du pigeon dans sa caisse emplie de terre. Je craignais que chaque respiration soit la dernière, attentif à chaque battement de mon cœur et je me disais qu’un jour, ce corps s’arrêterait, même papa si sage et même maman si étrange seraient impuissants face à l’inexorable.

Pour avoir confirmation que le pigeon était bien au Paradis des animaux, je courus au matin déterrer la caisse pour voir s’il s’était évanoui dans le ciel…

-« Oui Papa, je me rappelle de tout ça. Si le courage coulait encore dans mes veines, je t’aurais parlé de Maman. Maman qui aimait fredonner de drôles de chansons sans mot intelligible avec son curieux accent aux assonances glissantes et aux allitérations claquantes lorsqu’elle tissait des tapis aux motifs encore trop obscurs aujourd’hui pour mon esprit trop rationnel. Je ne te dirai rien de tout ça… »

   -« Tu t’asseyais à ses côtés et tu lui parlais en la regardant dans les yeux pour qu’elle se détourne de son ouvrage et soit forcée de te comprendre en lisant sur tes lèvres. Tu ne lui diras rien de tout ça… »

-« Maman, c’est quoi ? »

-« C’est la trame, la part irréductible du tissage. Si je la perds de vue, je perds le tapis. Maintenant, laisse-moi travailler. »

   -« Elle me tapait sur le bout du nez en riant. Mais moi, curieux et avide de la regarder dans ses yeux troublés par l’intensité de mon regard, je ne me satisfaisais pas de son explication. Je voulais l’entendre parler, entendre sa voix. Je ne te dirai rien de tout ça… »

-« Et si tu perds un fil ? »

   -« Elle soupirait mais elle était heureuse que je m’intéresse à son passe-temps. Qu’elle sort de son donjon. Tu l’en avais délivrée, Papa, mais ça ne suffisait pas… Je ne te dirai rien de tout ça… »

-« Chaque fil est important, c’est une part de l’ensemble qui donne toute la cohérence globale. Un seul fil se détend et c’est toute la trame qui est fichue. Le tapis sera raté et un pauvre fil sera tout seul, hors de tout l’ouvrage, perdu. »

   -« Je ne te dirai rien de tout ça, tu ne saurais pas si tu dois avoir de la peine… »

 

Mon interlocuteur au chapeau rouge semble s’impatienter alors que je m’étire contre l’arbre sec et en arrache d’un même geste quelques brins d’herbe supplémentaires.

-« Donc en arrachant les brins d’herbe restant, j’agis pour la Connaissance finalement et je rends l’endroit comme il le faut pour toi ? »

-« Tu es malin toi ! Faut que j’aille me foutre au paddock, j’y entrave plus que couic. Donne ton bras pour que je m’y appuie, petit malin. Et noue tes lacets, tu vas nous faire trébucher ! »

Je noue mes lacets pour la première fois depuis l’adolescence et pense aux fils perdus des tapis et au fils perdu de ma mère.

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Cette entrée a été publiée le 25 juillet 2012 par dans Fragment, et est taguée , , , , , , , .
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