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« Le désert des Tartares » de Dino Buzzati ou l’attente de la vie qui se passe à attendre


Avec le désert des tartares, son 1er roman, Dino Buzzatti livre un texte simple, angoissant et, en définitive, puissant sur la condition humaine.

« Il ne se passe rien » m’avait dit mon père en me parlant de l’adaptation de ce roman en film.

Et pourtant, la violence des métaphores hurle leur signification.

Dès les premiers chapitres, l’opposition entre l’immensité des paysages décrits et la petitesse du personnage, montre l’abandon de l’homme dans le Monde. Avec les chapitres suivants qui étirent le temps, le vident et ne le décrivent jamais rempli, l’homme se retrouve perdu au long de sa vie. Pire, le désert qui, géographiquement immense, semble réduit à une ligne, à un espace invisible, vibre de paradoxes puisque les évènements tendent à le réduire de plus en plus.

Jamais la mort n’avait été si belle allégorie, jamais la vie n’avait été décrite dans toute son absurdité apparente.

Angoissant mais indispensable.

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Cette entrée a été publiée le 24 janvier 2012 par dans Critique littéraire, et est taguée , , , , , , , , , , .
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